La manipulation de la religion à des fins politiques

 
   
 

Causes – aspects – effets

 
 
2020-04-26 15:00:40Z    
 
 
   



La manipulation de la religion à des fins politiques
Causes – aspects – effets 
 


Organisation Internationale des Diplômés d'Al-Azhar
Projet de la Réfutation de l'idéologie extrémiste
Superviseur Général: Professeur Mohamed Abel Fadil Al-Kossi
Président du Conseil Administratif: Oussama Yassine
Directeur Général: Dr. Hamd Allah Al-Safti

Série: Réfutation de l'idéologie extrémiste (11)
Titre du livre: La manipulation de la religion à des fins politiques
Causes – aspects – effets 
Auteur : Pr. Ibrahim Salah Al-Hodhod
Traducteur du livre: Pr. Oussama Nabil
Réviseur: Pr. Sami Mandour
978-977-85462-3-1
Avertissement
Tous les droits sont réservés à l'Organisation Internationale des Diplômés d'Al-Azhar. Il n'est pas autorisé de publier ou republier ou la production du livre ou une patrie du livre sans avoir une autorisation écrite de l'Organisation Internationale des Diplômés d'Al-Azhar.
 Projet de la Réfutation de l'idéologie extrémiste
Université d'Al-Azhar – Al-Hay Al-Sadis – Madinet Nasr.
Tél: +23868114202
Faxe: +23868116202 
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Site électronique: www.waag-azhar.org
Organisation Internationale des Diplômés d'Al-Azhar
Série: Réfutation de l'idéologie extrémiste (11)
La manipulation de la religion à des fins politiques
Causes – aspects – effets 
Professeur/ Ibrahim Al-Hodhod
Ex-Recteur de l'Université d'Al-Azhar

Traduit par: Professeur/ Oussama Nabil
Ancien chef du département de français
Ancien chef du département de français
Faculté des Langues et de Traduction
Ex-directeur général de l'Observatoire d'Al-Azhar

















Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux














Introduction
Louange à Allah Qui a Envoyé Son Message ultime comme miséricorde à l'univers, Qui a Ordonné aux musulmans dans les versets indiscutables Son Livre d'être bienfaisants envers ceux qui ne nous combattent ont pas dans la religion. Que la paix et la bénédiction d'Allah Soient sur celui qui a apporté le Message comme une miséricorde pour tout l'univers, même pour ceux qui n'ont pas adopté sa religion. 
La présente recherche est écrite dans un contexte où la communauté musulmane vit des conditions très difficiles est férocement visée  non seulement par des non-musulmans, mais aussi d'une petite catégorie de musulmans qui se base sur des motifs religieux pour verser du sang et prendre les femmes en captivité au nom de la religion. Les injustes exploitent de telles actions pour donner une mauvaise image de l'islam et en font un discours aux siens afin qu'ils soient plus sûr qu'il est bon pour eux de ne pas êtres des adeptes de cette religion. Certes, dans chaque religion, voire même dans chaque idéologie humaine en général, il y a un groupe déviant qui s'éloigne de la religion ou d'une idéologie. Les partisans d'un tel groupe commettent des erreurs qui portent atteintes à eux-mêmes, et pas à la religion qu'ils adoptent. En tant que musulmans, avons-nous le droit de nous méfier de tous les chrétiens de l'Occident ou de l'Occident dans son ensemble parce que certains d'entre eux ont dénigré le Messager d'Allah en dessinant des images offensantes dans leurs journaux et en réalisant des films dans ce contexte ? 
En effet, nous n'avons pas le droit de penser que tout l'Occident est derrière ces faits parce que nous avons la certitude que ce sont des idées extrémistes. Il est donc équitable d'estimer chaque fait à sa juste mesure.
La présente recherche se divise en trois axes :
1-Les causes de la manipulation de la religion à des fins politiques : les motifs doctrinaux, la rancune de ceux qui ont embrassé l'islam uniquement par la langue et la lutte pour le pouvoir.
2-Les aspects de la manipulation de la religion à des fins politiques : Forger des hadiths à fins politiques, interpréter le Coran pour servir la politique, opprimer les opposants et courtiser le pouvoir pour soutenir une opinion religieuse contre une autre.
3-Les effets néfastes de la manipulation de la religion à des fins politiques :   les fréquentes guerres entre les musulmans, l'effusion de sang, la violence, la faiblesse des musulmans et la torture des oulémas. 
C'est d'Allah, le Très Haut, que dépend tout succès  Que la paix et la bénédiction d'Allah Soient sur notre maître Mohamed, sur sa famille et sur ses compagnons.
 
















En guise d'éclaircissement
Selon la philosophie matérialistes : La religion est qu'illusion.
Quant au concept de la religion dans la loi divine, elle constitue le message divine inclus dans la Révélation transmise par l'Archange Gabriel aux Messagers et prophètes d'Allah, le Très Haut pour guider les doués de raison, par leur libre arbitre à la juste voie dans ce monde et dans l'au-delà. 
Si la politique manipule la religion, et toutes les nations, tous les peuples et toutes les cultures la répètent, elle est considérée dans la civilisation positiviste  occidentale l'art de se servir de tout ce qui est possible en vue de réaliser la force sans rendre compte de la relation de ces mesures politiques aux valeurs et à l'éthique. Par contre, dans le système islamique, ces mesures sont bien ajustées par les valeurs et l'éthique. La politique constitue alors les mesures qui rendent les hommes si proches de la droiture et  les éloignent de la corruption.    
Les causes de la manipulation de la religion à des fins politiques
A-Motifs doctrinaux :
Les adversaires de l'islam parmi les hypocrites, les hérétiques et les juifs se sont servis de la tolérance d'Othoman Ibn Affan, le Commandant des croyants pour semer les premières graines de la sédition (la fitna). C'est le juif, Abdullah ben Saba qui en assume la responsabilité. Celui-ci n'a cessé d'y appeler sous le couvert de l'amour pour notre maître Ali et sa famille tout en propageant l'idée qu'Ali a le droit au califat suite à la mort du Prophète et en inventant des hadiths qui les a attribués au Prophète pour soutenir sa prétention. Il a par exemple forgé ce hadith : "À chaque Prophète un successeur et un héritier. Mon successeur et héritier présomptif est Ali ".  En plus, Abdullah ben Saba' a, même, revendiqué la divinité d'Ali. Raison pour laquelle, Othoman- qu'Allah soit satisfait de lui- l'a poursuivi et Ali, après Othoman, aurait rendu le sang d'Othoman licite. 
Malheureusement, l'appel d'Abdullah ben Saba' a trouvé son écho surtout en Egypte, et cette sédition (fitna) a causé l'assassinat de 'Othman (qu'Allah soit satisfait de lui). Depuis, des guerres sanglantes inter-musulmans ont été déclenchées pendant le califat d'Ali : ont fait irruption  une secte chiite s'est apparue pour soutenir Ali, des partisans d'Othoman pour le supporter, des kharijiites qui ont pris les chiites pour adversaires et des marwaniyyah ou les partisans de Muawiyah. Depuis l'an 36 de l'hégire, certains d'entre eux se sont permis de renforcer leurs passions et leurs doctrines par des hadiths et des interprétations des versets coraniques, des passages de la Sirah et d'autres arguments.  Alors, la rivalité entre les partis politiques s'est intensifiée. Ensuite, après l'avènement du califat abbasside,  ceux dont la foi est faible ont courtisé le pouvoir en fabricant des hadiths, ou en y ajoutant des séquences pour évoquer ses mérites et satisfaire ainsi les califes. 
Pareillement dans notre  époque moderne,  on a la même catégorie de gens qui poursuivent les traces des prédécesseurs qui ont dévié la voie de la droiture. Le problème  est que chaque secte, ou école, monopolise la vérité et croit que sa vocation est la seule qui est juste. L'exemple en le guide des Frères musulmans, Hassan al-Banna qui a dit à son groupe : " Si vous l'êtes, votre appel est le seul digne que les gens viennent vers lui, pas le contraire. Cet appel se passe des autres, car il réunit tout le bien et les autres groupes ne sont pas à l'abri de la carence. Alors, avancez et ne transigez pas, présentez votre appel aux gens en toute fierté et en toute force. Bienvenus clairement à celui qui vous tend la main sur cette base."   Il dit également: «Les expériences du passé et du présent ont prouvé qu'il n'y a de bien que sur votre chemin, et aucune production sauf avec vos plans, et aucune justesse sauf dans ce que vous faites, alors, ne vous aventurez pas avec vos efforts, et ne jouez pas avec le slogan de votre succès.»  C'est donc affreux d'affermir une telle vision à l'égard des autres musulmans  dans le cœur des adeptes de la da`wah de la Confrérie des Frères. Alors, qu'en est-il des non-musulmans? Toute voie autre que la leur est une déviation, et chaque action autre que la leur n'a aucune valeur. En fait, les adeptes de cette Da'wah  ont droit à suivre n'importe quelle méthode dans leurs relations avec l'Autre. 
À propos des frères musulmans, leur guide dit: " les frères musulmans ont les pensées les plus profondes, et les plus clairvoyants... ils savent que le premier degré de force réside dans celle de la croyance et de la foi, viennent ensuite celle de l'unité et de l'attachement, puis après viennent la force matérielle et de l'arme… Les Frères musulmans utiliseront la force matérielle là où elle devienne inévitable."  Raison pour laquelle, ils prêtent allégeance en jurant à la fois sur le Coran et le revolver. Je vous laisse lire ce que Mahmoud al-Sabbagh, l'un de ses grandes adeptes du guide des frères musulmans, avait écrit au sujet du système d'allégeance dans son livre sur l'Organisation privée. Il : "Le serment d'allégeance avait eu lieu dans l'une maison du quartier d'Al-Ṣalibiyya, où le membre candidat est appelé en compagnie la personne responsable de sa formation pour prêter allégeance. Le frère Abd al-Rahman al-Sanadi, le responsable de la formation de l'armée islamique au sein du Groupe (qui est également le responsable de l'Organisation Secrète). Après une pause dans la salle de réception, tous les trois entrent dans la salle d'allégeance dont la lumière est éteinte. Ils s'assoient sur un tapis face à un frère en Islam dont le corps est complètement couvert d'une robe blanche depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. Des deux côtés, ses mains sont étendues sur une table basse avec un Noble Coran et un revolver aussi ". De même, Abbas Al-Sisi, un des grands Frères, a mentionné dans son livre intitulé" Jamal Abdel Nasser et l'incident d'Al-Mansheya, où il a dit à la page 45: "Si nous jurions par le Coran et le pistolet dans la maison de feu Abdel Rahman Al-Sindhi". Puis Al-Sabbagh a ajouté : "Il n'est pas possible pour le nouveau venu, aussi prudent soit-il, de deviner de quelque façon que ce soit ... qui peut être ce frère. Le serment d'allégeance commence : le frère assis, en face, tient debout pour qu'il le reçoive au nom du guide général, rappelant à la personne venue pour faire le serment d'allégeance les versets qui incitent à combattre pour la cause d'Allah, et en font une obligation individuelle à chaque musulman et musulmane. On lui montre les circonstances qui nous obligent à rendre notre formation secrète à ce stade, tout en expliquant la légitimité de ces conditions… Nous prenons le serment d'allégeance en vue de lutter pour la cause d'Allah jusqu'à ce que l'islam ait le dessus, ou nous périssions sans lui, tout en nous engageant dans le travail secret et l'obéissance. Puis il sort un pistolet, et demande à la personne qui fait le sermon d’allégeance de passer la main sur le Noble Coran sur lequel il a juré, et de dire ensuite : "Si vous trahissez l'alliance ou révélez le secret, la Confrérie vous abandonnera, et votre demeure sera l'enfer et quelle la mauvaise destination. Si le membre l'accepte, il est alors chargé de prêter serment rejoindre l'armée islamique et de s'engager à écouter et à obéir."  
D'ailleurs, Cheikh Al-Ghazali et Sayd Sabiq faisaient partie du peuple de l'Enfer aux yeux des jeunes des Frères musulmans à l'époque. À ce propos, Cheikh Al-Ghazali a déclaré : "Je marchais avec mon collègue, Sayd Sabiq, près de la Branche Al-Manial. Donc, deux des jeunes déviants ont insisté à nous faire entendre leur avis que nous faisons partie du peuple de l'Enfer ... Cependant, lorsque je me suis souvenu quelques jours après cette hostilité amère et le jugement qu'ils ont porté  contre nous, j'ai eu un sentiment de tristesse due à la manipulation de l'Islam et de ses adeptes de cette manière agaçante et à la revivification de la politique des Kharijites stipulant de maudire les gens de foi, et  de laisser les gens de tyrannie... C'est étonnant ou ridicule de voir un prédicateur prêcher le vendredi dans la mosquée Al-Rawda, suite à notre expulsion du Centre général et souligner que la loyauté au commandement efface les mauvaises actions et que le fait de quitter la Confrérie gomme les vertus. Ceux qui abandonnent le commandement de la Confrérie retournent à l'époque préislamique (l'époque de l'ignorance)  d'abord parce qu'ils ont renoncé au serment d'allégeance à la Confrérie ... mais malheureusement, l'égarement a pénétré dans  les âmes des jeunes de telle sorte que l'un des Frères  a écrit à un frère pour lui poser la question suivante : Est-ce que vous vous croyez encore musulman après  avoir abandonné les rangs de la Confrérie? 
Cette façon de penser n'était pas occasionnelle, mais elle était enracinée dans leur raisonnement. Lors d'une conférence, Dr Jamal Abdul Hadi a déclaré: "Nous ne pouvons pas accuser une certaine personne d'incrédulité sans avoir un argument légal. Donc, il est interdit d'accuser les individus d'incroyance sauf si cela est prouvée par la parole ou l'acte. Mais nous pouvons accuser les gouvernements et les régimes d'incroyance, s'ils s'abstiennent d'appliquer la loi d'Allah, et savent la nécessité d'une telle application. S'il est prouvé que les gouvernements et les régimes savent l'obligation de l'application de la loi divine après avoir été avertis par les oulémas et les jurisconsultes, étant donné que nous avons pris l'argument contre eux, alors les gouvernements égyptiens seront incroyants de façon à  es faire sortir de la religion." 

B-la rancune de ceux qui ont embrassé l'islam uniquement par la langue 
Les hérétiques parmi les Juifs, les Perses, les Romains et d'autres ont intégré introduit dans l'islam des récits fabriqués pour corrompre la religion. Ces gens ont embrassé l'Islam alors qu'ils entretiennent le mal et l'hostilité à son égard. Ils n'ont pas décidé de déclarer ouvertement la guerre contre l'islam par peur de la confrontation, mais ils se sont couverts avec l'amour de la famille du Prophète de et ont atteint leur objectif par la fabrication des récits et des hadiths. Au sujet d'Ali, Ils ont fabriqué de nombreux hadiths, et ils lui ont attribué toutes les connaissances et vertus. Ces hadiths fabriqués touchent également "les interprétations de certains versets, et les circonstances de la révélation du Coran. Ils ont forgé des hadiths pour diffamer Abu Bakr, Omar, Othman, Aisha, Amr ibn al-Aas, Muawiyah Ibn Abi Sufyan et d'autres aussi. De leur part, les partisans des abbassides ont suivi le même chemin en forgeant, d'après Ibn Abbas, nombreuses hadiths qui le présentent comme étant le connaisseur de toute chose en lui faisant dire ce qu'il n'a pas dit, et qui évoquent les méfaits des Omeyyades. Les  partisans des Omeyyades ont également agis de la même manière. 
À ce sujet, Hammad ibn Zaid a déclaré: "Les hérétiques ont fabriqué quatorze mille hadiths." Et Abdul Karim ibn Abi Al-Auja'a  a avoué, pendant le temps du Mahdi (160 AH), avoir fabriqué quatre mille hadiths dans lesquels il interdit le licite et rend l'illicite licite. Il prétendait appartenir au courant des rafidites, mais en réalité, il croyait au Manichéisme. 
Les Kharijites, les Qadirites, les Murjites,  les Karamites, les Batinites, et leurs semblables ont fait de même. Ils avaient fabriqué des hadiths qui soutiennent leurs doctrines, et les fanatiques de Mu’awiya – qu'Allah soit satisfait de lui - et les Omeyyades ont suivi la même méthode et forgé des hadiths comme : "Allah a confié la possibilité de sauvegarder [ la wahi (révélation]  à trois personnes : Jibril, moi et Mu’awiya ", et vous  Muawiyah, vous êtes de moi et je suis de vous. »Et« Celui  qui me manquera au Paradis, c'est Muawiyah. » Muawiyah me rejoindra longtemps plus tard et je lui demanderai : "Où étiez-vous, Muawiyah?" Il répondra: "J'étais auprès de mon Seigneur, je l'imploré… le Prophète lui a dit: " en raison de la diffamation qu'on t'a fait subir  dans la vie d'ici-bas." 
Les partisans des Abbassides ont fait pareil, et  ont fabriqué un hadith au sujet de la succession d'Al-Abbas – qu'Allah soit satisfait de lui - à la lumière d'un hadith fabriqué au sujet de la succession d'Ali – qu'Allah soit satisfait de lui - : " Mon successeur et mon héritier présomptif est Al-Abbas". Cette tendance a connu un grand progrès chez les chiites, leurs adversaires, les autres régimes et idéologies.   
C-La lutte pour le pouvoir
Depuis près de mille quatre cents ans, la lutte pour le pouvoir a été très féroce. Tous ceux qui cherchent le pouvoir manipulait les textes religieux soit en donnant une interprétation en faveur de l'équipe en quête de pouvoir, soit en fabricant des textes religieux comme nous l'avons déjà montré. Lorsque l'État omeyyade a été établi, Abdullah ibn Al-Zobayr leur a réclamé le califat. Pendant le règne de Yazid ibn Muawiyah, la plupart des provinces ont prêté allégeance à Abdullah ibn Al Zubair. Les Kharijites ont continué à contester le califat, et un groupe a soutenu une partie de la famille du Prophète les poussant à retirer le califat des Omeyyades. Ensuite, l'État omeyyade s'est décliné a et les Abbassides ont pris le pouvoir. Les Kharijites les rivalisaient. En conséquence, les guerres se sont poursuivies en raison de la lutte pour le pouvoir, jusqu'à ce que l'État islamique  se divise en des petits états. 
Les aspects de la manipulation de la religion à des fins politiques
A-Forger des hadiths pour soutenir la politique
1-Al-Hafiz Al-Thahabi a rapporté par sa chaîne de transmission que Khuzaymah ibn Nasr  a dit: "J'ai entendu Ali dans la bataille de Siffin dire: qu'Allah les maudisse, de quel gang noir et blanc parlent-ils!, quels hadiths du Messager d'Allah ont-ils gâché!" , et cela indique ce que les rafidites, et les chiites ont fabriqué au sujet de la connaissance d'Ali et de ses paroles. Les rafidites ont fabriqué environ trois cent mille hadiths concernant les vertus d'Ali, et de sa famille, et ils ont fabriqué des hadiths pour calomnier Mu’awiya: "Si vous voyez Mu'awiyah sur mon Minbar, tuez-le", et dénigrer Muawiyah et Amr Ibn al-Aas – qu'Allah soit satisfait d'eux": "Oh Allah, retombe-les dans la sédition (la fitna) et laisse-les éternellement dans le Feu". 
2-Certains d'entre eux avaient l'habitude de fabriquer des hadiths afin de satisfaire les califes comme l'avait fait Abu Al-Bukhturi, le menteur : tout en étant juge, un jour, cette personne est entrée chez Al- Rashid alors qu'Al-Rachid pilotait des pigeons, il lui a dit : Tu apprends par cœur  gardes quelque chose à ce sujet ? Al-Bukhturi lui a répondu : "le Prophète pilotait des pigeons". Al-Rachid lui a dit : Si vous n'étiez pas de Quraysh, je aurais dû te destitué. 
De même, un jour, Ghayath ibn Ibrahim est entré chez Al-Mahdi qui jouait avec des pigeons, et alors, il lui a raconté un hadith : " Pas de prix si ce n'est pour organiser une compétition impliquant la flèche, le cheval ou le chameau. Ou d'oiseaux", en ajoutant "ou oiseaux. Il a été rapporté qu'en sortant, Al-Mahdi lui a dit : "Je témoigne que votre nuque est celle d'un menteur, et il a ordonné l'abattage des pigeons. 

B-Interprétation du Coran au service la politique
Il est cité dans Gami' Al-Bayan que «le fléau ravageant la  Umma est dû d'une nation sera à cause d'un à un peuple qui interprète incorrectement le Coran».  "Il est rapporté que Omar Ibn Al-Kattab se trouvait tout seul et s'est interrogé : comment cette communauté se divisera alors qu'ils suivent le même prophète et s'orientent vers la même Qibla. Ibn Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux) lui a répondu : ô Commandeur des croyants, le Coran nous a été révélé, et nous l'avons lu et nous savons les circonstances dans lesquelles le Coran était révélé. Après nous, viendront des peuples qui liront le Coran sans savoir dans quelles circonstances il a été révélé. Alors, ils donnent des interprétations et ils se différent sur le sens. Une fois, ils se divisent, ils et s'entretuent. Alors, Omar l'a traité avec rudesse. Puis Ibn Abbas s'en est allé. Après avoir réfléchi sur les propos d'Ibn Abbas, Omar a convoqué de nouveau ibn Abbas pour répéter ces propos devant lui, alors, Omar a compris le sens et l'a apprécié."  

De sa part, Al-Mowafakat, selon ibn wahb d'après  Bakir que ce lui-ci a demandé à Nāf': "comment fut l'avis d'Ibn Omar au sujet d'Al-Harawiyyah (une secte kharijite), il a répondu: "il pense qu'ils sont les créatures les plus méchantes, car  ils ont appliqué des versets révélés au sujet des  incroyants sur les croyants." 
En effet, les partisans des écoles déviantes comme les chiites, les moutazilites et leurs semblables donnent des interprétations qui soutiennent leurs écoles doctrinales en s'éloignant ainsi du sens voulu des versets. De fausses et aberrantes interprétations ont alors vu le jour comme  celles d'al-bāṭiniya et des rafidites, de certains tariqua soufis et des athées. Nous en citons les exemples suivants: 
Au sujet du verset coranique :"  Et Sulayman (Salomon) hérita de Dawud (David)."( Sourate les Fourmis, verset 16), ils ont prétendu que l'imam Ali a hérité le savoir du Prophète,  et que le Prophète est (la Kaaba), et Ali en est la porte. Ils ont aussi prétendu que les deux mers dans la sourate Al-Rahman, verset 19 : "Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer " désignent Ali et Fāṭima. Pour eux aussi, la perle et le corail mentionnés dans la sourate Al-Raḥmān, verset 22 : "De ces deux [mers] sortent la perle et le corail" font allusion à Al-Hassan et Al-Hussein. Ils ont également prétendu que la vache citée dans la sourate la Vache, verset 67 : " Certes Allah vous ordonne d'immoler une vache " dénote Aïcha. De même, ils croient que ce sont 'Abou Lahab est Abou Bakr qui sont désignés dans la sourate les Fibres, verset 1  : "Que périssent les deux mains d'Abû-Lahab et que lui-même périsse." Ils ont prétendu qu'Abu Bakr et Omar sont désignés dans la sourate les Groupes", verset 65 "ton œuvre sera certes vaines.", c'est-à-dire selon eux : si vous aurez associé Abu Bakr et Omar au califat, vous serez perdus  

C-Opprimer les opposants
Il était naturel que, dans ce contexte des conflits, les opposants subissaient l'oppression sous ses différentes formes comme l'exil, l'emprisonnement, les combats. On a alors versé  beaucoup de sang. De tels méfaits ont été justifiés par des preuves religieuses. Nous en avons donné des exemples relatifs aux guerres qui ont été déclenchées et à la torture des oulémas.
Il n'est pas surprenant de voir chaque secte opprimer ceux qui en sortent et les liquider physiquement ou les réduire socialement. Pour plus de détails à ce sujet, vous pourriez consulter le livre du Cheikh Mohamad Al-Ghazali intitulé "  Maʻ ālim al-ālim al-Ḥaqq fī kifāḥinā al-ʼislāmī (les Aspects de la Vérité dans notre lutte islamique) de Chaikh al-Ghazālī. ", le livre de Mahmoud Assāf "Jamal Abdel Nasser et l'incident d'Al-Manshiyya", et le livre de Tharwat Al-Kharbawi "Kalb Al-Ikhwan Mahakim Taftiche Al-Gamā'ah' (les inquisitions au sein des Frères Musulmans)  (quatrième édition, Dar Nahdat Misr, et d'autres références).
D-Courtiser le pouvoir pour soutenir un avis religieux contre un autre:
 Cela a eu lieu depuis les premiers siècles. À l’époque abbasside, l’autorité défendait l'école doctrinale qui estime que le Coran a été créé. Les opposants à cet avis ont été emprisonnés et torturés. C'est parc que les Mu'tazalistes ont  pu convaincre l'autorité de leur doctrine. Or, ils croient que l'avis stipulant la création du Coran est juste,  et que toute autre opinion est fausse. En conséquence, des conflits sont nés et ont touché beaucoup de musulmans, mais Allah a révélé la vérité et sauvé la Oumma.





















Les effets néfastes de la manipulation de la religion 
à des fins politiques
A-Des guerres fréquentes entre les musulmans :
Au lendemain des conflits politiques et sectaires, les guerres entre les musulmans se sont multipliées et chaque secte a pris la religion comme couverture pour justifier la déclaration de la guerre. Ce qui est à la fois très triste et étrange, c'est que les guerres entre musulmans se déroulaient parallèlement aux futuḥāts  musulmanes menées par l'État omeyyade, en particulier de l'an 40 AH à 132 AH; ces futuḥāts arrivent jusqu'à l'Andalousie, la Russie et l'Afrique du Nord. Ce qui est étonnant, c'est que  les plus grandes futuḥāts ont eu lieu pendant cette période. Cependant, les conflits internes étaient très nombreux et le sang de dizaines de milliers de musulmans a été versé par les mains des musulmans eux-mêmes. Parmi les batailles  qui ont eu lieu depuis l'an 36 de l'hégire jusqu'à maintenant, on cite: la bataille du Chameau (36 H). Cette bataille a eu lieu entre  une armée qui comprend la mère des croyants, Aisha, sur son chameau, dans sa caravane, exigeant le sang d'Othman ou la remise des assassins d'Othman et une armée menée par Ali. Des combats ont éclaté entre les deux parties, et des dignitaires parmi les compagnons du Prophète ont été tués, notamment Talha ibn Obaidullah, Zubair ibn al-Awam et d'autres. 
On cite aussi la bataille de Siffin (37H) qui a eu entre Ali et Muawiya. Après quelques  jours de combats, les habitants du Levant (Al-Cham) ont levé Al-Moshaf (exemplaire du Coran), et demandé l'arbitrage. En l'an 38 de l'hégire, lorsque les kharijittes se sont opposés à Ali , car il avait accepté cet arbitrage, Ibn Abbas est allé les voir (ils étaient au nombre de 6000 personnes) pour les convaincre en mettant ses meilleurs vêtements. Il leur dit : "Je suis venu de la part du commandant des croyants et leur a interrogé : Dites-moi ce que vous avez contre le cousin et le gendre du Messager d’Allah ?" Les uns et les autres se mirent à discuter l'affaire en se disant les uns aux autres : "Ne discutez pas avec lui!, car Allah, le Très-Haut dit dans le Coran : " Ce sont plutôt des gens chicaniers." (Sourate l'Ornement, verset 58.) Cependant, certains d'entre eux ont suggéré qu'il parle avec eux en disant : "qu'est-ce qui nous empêche de parler au cousin du messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) qui nous invite au Livre d'Allah." Alors ils ont répondu : "Nous sommes contre lui pour trois raisons. La première est qu’Ali a fait des hommes des juges dans les affaires d’Allah quoi qu’Allah, le plus grand et le glorieux, a dit que "Le jugement n'appartient qu'à Allah." (Sourate 6, verset 57). Ainsi quelle valeur ont des hommes et leurs décisions après la déclaration d’Allah ? Quant au deuxième point, c’est qu’il a combattu et tué ses ennemis, pourtant il n’a pris ni captives ni butin de guerre.  Pourquoi nous était-il permis de les combattre pour ne pas faire de captifs ? Le troisième point est qu'Il s’est retiré le titre d’Amir al-Muminin (commandant des croyants). » S’il n’est pas Amir al Muminin, alors sûrement il doit être Amir al-mouchrikin (chef des polythéistes). Je leur ai demandé alors: vous avez encore d'autres choses à lui reprocher?  Et ils répondirent : non ! Ça suffit!. Après qu'Ibn Abbas avait réfuté tous leurs préjugés, le tiers des kharijites a rétracté leur position et s'est repenti, le tiers s'est dégagé tandis que le reste d'eux s'est révolté et a été tué dans leur égarement"dans  la bataille de Nahrawan qui a eu lieu au mois de Shaaban de l'an 37 H. Leur chef était Abdullah bin Wahb al-Saba’i. Ces Kharijites ont commis le banditisme , ont mal traité les dhmmis, versé du sang et tué douze personnes parmi les partisans d'Ali.  En l'an 39 de l'hégire, les Kharijites habitaient Haroraa à Al-Noukhaylah. Les kharijites, qui étaient adorateurs et récitateurs du Coran, ont dévié les enseignements de l'islam et exagéré dans l'application de la religion de façon à accuser les pécheurs d'incroyance, de tuer les femmes et les hommes sauf ceux qui ont avoué leur incroyance et embrassé de nouveau l'Islam. 
 En l'an 43 de l'hégire, dans un endroit connu sous le nom d'Al-Mazare, une bataille s'est déclenchée entre les kharijites dirigé par Al-Mostawarad Ibn Alfa et Al-Moghirah Ibn Cho'ba. Ce sont les kharijites qu'Ali avait pardonnés suite à la bataille de Nahrawan. Cependant, lorsqu'ils ont appris l'assassinat d'Ali, ils ont eu de la pitié de son assassin Abdel al-Rahman ben Maljam, et loué Allah. 
En l'an (61H), une grande bataille a eu lieu entre Al-Hussein ben Ali – qu'Allah soit satisfait de lui - et une armée de Yazid ibn Muawiya à Kufa, car il a refusé de prêter allégeance à Yazid ibn Muawiyah. Amr ibn al-Hajjaj, le commandant en chef de la Droite de l'armée de ibn Ziyad, a accusé al-Husayn disant à ses  soldats : "combattez celui qui a abandonné la religion et l'unanimité des musulmans." De sa part, Al-Husayn lui a répondu : "Malheur à vous, fils de Hajjaj! Incitez-vous les gens à lutter contre moi ? Avons- nous abandonné la religion, et toi, tu l'appliques ! Vous saurez le jour où nous serons tous qui entrera au Feu.  
En l'an 63 H, la bataille Al-Harrah a eu lieu lorsque les médinois ont renoncé à leur allégeance à Yazid ibn Muawiyah et décidé de chasser le gouverneur nommé par Yazid. En réaction, les omeyyades se sont réunis à  Dar Marwan ben Al-Hakam. Mais, les médinois les ont encerclés. C'est ainsi que les omeyyades ont écrit à Yazid pour les sauver. L'armée de Yazid est alors arrivée à Al-Harrah à l'Est de Médine. Donc, Muslim ibn d'Uqba a donné aux médinois un ultimatum de trois jours. Mais ils ont refusé et insisté même à mener le combat. Un grand carnage une grande corruption ont eu lieu.  
En l'an (64 H), la bataille Marj Rahat a eu lieu entre Marwan ibn Al-Hakam et Al-Dahhak ibn Qais Al-Fihri, il en découle une grande tuerie. Ensuite, on a prêté allégeance à Marwan bin Al-Hakam.  
En l'an (65H), environ dix-sept mille combattants ont rejoint Suleiman ibn Sard demandant la vengeance de ceux qui ont assassiné Al-Husayn. À Ein Warda, Ils ont rencontré l'armée de cham (de Levant), dirigée par Adham ibn Mahrez. Il y a eu d'intenses combats entre les deux parties, dans lesquels beaucoup ont été tués, jusqu'à ce que le sang couvre les chemins. 
En l'an (71 H), l'armée de Mus'ab ibn Al-Zubair dirigée par Ibrahim ibn Al-Ashtar, l'émir de l'Irak, a rencontré une armée du Levant dirigée par Ali ibn Mohamad ibn Marwan envoyée par Abd al-Malik bin Marwan, et une grand guerre sanglante a eu lieu entre eux à Deir Al-Jathleq, dans lequel Musab ibn Zubair a été tué.  
En l'an (72 H), il y a eu une grande bataille entre Al-Muhallab bin Abi Safra, et les Azraqites Kharijites dans un endroit appelé Sulaf où le combat a duré environ huit mois, et ils ont mené des guerres pendant une longue période.  En l'an (73 H), Abdullah bin Zubayr a été tué après avoir été entouré par l'armée d'Al-Hajaj à La Mecque près de sept mois, et il a jeté la Kaaba avec la catapulte jusqu'à ce qu'il soit victorieux le dix-septième de Jumada al-Oula en l'an soixante-treize de l'hégire et la plupart des pays musulmans lui ont prêté allégeance.
En l'an 77 de l'hégire, des combats intenses entre le kharijite, Shabib Al-chaiybani et les armées que Al-Hajaj envoient, et parfois il les dirige lui-même, ont eu lieu et Shabib a brisé la force des armées d'Al-Hajaj, jusqu'à ce que Shabib meure noyé.  
En outre, une grande querelle a éclaté, dirigée par le kharijite Ibn Al-Shaath, et le chef de l'armée lui a fait face dans plusieurs combats qui ont duré trois ans, de 81 H à la fin de 83 H, au cours desquels des dizaines de milliers de musulmans ont été tués par les musulmans. 
 En l'an 101 de l'hégire, il y a eu un combat entre les compagnons de Bistām (des kharijites de Haroryya) et les soldats de Kufa. 
En l'an 122 de l'hégire, un combat a éclaté entre Maslamah Ibn Abd al-Malik et Yazid ibn al-Muhallab. Ce combat s'est terminé par la défaite d'Ibn al-Muhallab. 
  En l'an 122 de l'hégire, Zayd ibn Al Hussein a été tué dans une bataille entre lui et Yusef bin Omar, le gouverneur de l'Irak. 
 De tout qui précède, nous remarquons que les causes des guerres résidaient : soit dans la recherche du califat, chaque secte voit son droit au califat, soit dans la demande de la vengeance d'Othman, ou celle d'Hussein etc…
En l'an 120 de l'hégire, les partisans de la famille d'Al-Abbas ont apparu puis l'État abbasside a été établi en 132H. Depuis, les guerres entre les pays musulmans se sont déclenchées. 
En 134 de l'hégire, Bassam ibn Ibrahim a déclaré sa désobéissance à Abu al-Abbas. Ce dernier lui a envoyé Hazim bin Khuzaymah, et il l'a tué et tué tous ses compagnons. 
 En l'an 141  de l'hégire, une secte appelée Rowandia est apparue, croyant à la réincarnation et affirmant qu'Abu Ja`far al-Mansur était leur Seigneur. Ils étaient au nombre de six cents. Abu al-Abbas les tous a tués au combat. 
 En l'an 150 de l'hégire, les idées erronées des Kharijites se sont propagées aux pays d'Afrique. Alors, ils ont réuni une armée des Kharijites de Safriya comprenant trois cent cinquante mille chevaliers et soldats et , alors ils ont combattu l'émir d'Ifriqiya. Ils l'ont ainsi et tué et vaincu son armée.  Les combats entre musulmans se sont poursuivis même dans l'ère moderne : la guerre entre l'Irak et l'Iran et celle entre l'Irak et le Koweït ne sont que des exemples.

B-Effusion de sang et violence :
En l'an 24 de l'hégire, Abu Louloua al-Majusi a poignardé Omar ibn al-Khattab, qu'Allah soit satisfait de lui, et douze personnes, dont six sont morts. En l'an 35 de l'hégire, douze mille musulmans ont participé à la tuerie d'Othman ibn Affan à son domicile. De même, pendant le règne d'Ali – qu'Allah soit satisfait de lui - trois des Kharijites (Abd al-Rahman bin Maljam, al-Barak bin Abdullah al-Tamimi et Amr ibn Bakr) s'étaient réunis à la Mecque, se sont mis d'accord et ont décidé de tuer : Ali bin Abi Talib, Muawiyah Ibn Abi Sufyan et Amr bin Al-Aas pour mettre fin à ce conflit. À ce propos, Ibn Maljam a dit: "Je tuerai Ali"; et Al-Barak a dit: "Et moi, Je tuerai Muawiyah, et l'autre a dit: " De ma part, je tuerai Amr. Ils se sont mis d'accord d'exécuter ce plan la nuit de dix-sept mois de Ramadan.  Ibn Miljam a réussi de tuer Ali. Par contre, les deux autres n'ont réussi à tuer ni Muawiyah, ni Amr. Depuis lors, de nombreux groupes islamiques ont participé aux actes de violence et à l'effusion de sang pour des motifs religieux dans plusieurs pays islamiques comme en Égypte, en Algérie, en Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Pakistan et en Somalie.
Dans d'autres pays du monde, beaucoup de sang a été versé par des musulmans sous prétexte  de protéger et de défendre l'Islam, et  de se venger de ses ennemis. Les actes de Daëch, de Ansar Beit Al-Maqdis, de l'armée Al-Nusra et d'Al-Qaeda appartiennent à la même catégorie n'en sont pas loin. 
En Egypte par exemple, le Groupe islamique "Al-Gama'ah al-Islamiya" a eu recours à la violence pour des années, tuant ainsi des touristes et des policiers sous prétexte de leur incroyance, et ils ont aussi considéré licites les biens des chrétiens d'Égypte. Ensuite,  Allah les a guidés vers la vérité. Ils ont alors abandonné ce chemin de violence  et ont publié plusieurs livres à ce sujet. Nous en citons:
1-Mubadarat waqf al-'ounf , nadhrah shar'iyyah wa rou'yah waqi'iyyah –Initiative de l'arrêt de violence " perspective législative et vision réaliste ;
2-taslīiṭ al-ḍūʼ ʻala mā waqa'a fī al-jihād min ʻakhṭāʼ (Mettre la lumière sur les erreurs commises lors du djihad;
3- al-nuṣḥ wa al-tabiyīn fītaṣḥīḥ mafāhīm al-muḥtasibīn (Conseils et éclaircissements pour corriger les notions des Mohtasibs ;
4-Ḥurmat al-ghuluw fī al-Dīn wa takfīr al-Muslimīn (L'interdiction de l'exagération dans la religion et de  l'accusation des musulmans d'incroyance.  

C- Faiblesse des musulmans :
À partir de la fondation de l'État abbasside en 132.H,  L'État musulman fort a été divisé en petits États, dans la  mesure où l'État musulman d'Andalousie est resté sous le pouvoir des Omeyyades, puis s'est divisé en petits États qui se sont battus par la suite. D'autres États islamiques ont émergé déclarant leur indépendance de l'État abbasside et de nombreux États abbassides. De petits États musulmans abondaient au Machrek et au Maghreb jusqu'à notre ère. En effet, la faiblesse des musulmans est si connue pour être décrite.
D-La torture des oulémas :
L'Imam Malik (m. 179 H) a, une fois sous le règne d'Abi Jaafar Al-Mansour, rapporté, le hadith «celui qui jure par Allah sous contrainte, son jurement est nul et non-avenue» et l'a expliqué à ses disciples. Abou Jaafar a alors envoyé le gouverneur, wali, de la ville à l'Imam Malik pour lui demander de s'abstenir de dire de telle parole. Mais lorsque Malik a refusé, on l'a frappé publiquement par les fouets. Et, on l'a tiré de ses mains d'une manière très forte et on l'a traîné jusqu'à ce qu'une de ses épaules ait décollée, et il a été conduit chez lui, entre la vie et la mort, et ils l'ont obligé à rester chez lui. Par conséquent, les gens se sont révoltés, et ont invoqué Allah contre les oppresseurs. 
D'ailleurs, en l'an 218 de l'hégire, pendant le règne du calife al-Ma’mun, lorsque la fitna de la création du Coran est  apparue, al-Ma’mun a écrit au gouverneur de Bagdad lui ordonnant de mettre à l'épreuve les juges et de ceux qui prêchent sur l'idée de la création du Coran, c'est-à-dire, le Coran est advenu et toute chose advenue est créée. Il y a eu une grande fitna entre les gens. Parmi les figures qui ont été torturées à l'époque d'al-Ma’mun, de celle d'al-Mo'tasim et celle d'alm-Wathiq, on cite Ahmed Ibn Hanbal et Mohamed ibn Nouh parce que les Mu'tazilites ont pris possession de ces califes, et je ne sais pas pourquoi les califes se mêlent dans les croyances des gens?!
L'Imam Ahmed ibn Hanbal a été éprouvé, emprisonné pendant une longue période, sévèrement flagellé et menacé de mort pour le forcer à adopter leur doctrine, mais il était endurant. On a cité qu'Al-Mu'tasim a accru ses chaines lorsqu'il a été ramené de la prison.  À ce propos, Ahmed a dit: "Je ne pouvais pas marcher (à cause de la lourdeur des chaines), alors je les ai ainsi attachées à la corde du pantalon et je les ai portées à la main, puis ils m'ont apporté une monture sur laquelle on m'a déposé. J'ai failli tomber sur le visage sous le poids des chaines. Il n'avait pas un accompagnateur qui pourrait me tenir, mais grâce à Allah, j'ai pu me tenir jusqu'à mon arrivée à la maison d'al-Mu'tasim. Un débat a eu lieu entre lui et des Mu'tazilites. Le débat a duré des jours où ils l'accusent d'incroyance et d'égarement. Les Mu'tazilites suscitent la colère d'al-Mu'tasim pour le tuer. Chaque fois reprend son calme, ils l'agitent en disant : "Il (Ahmed) avait déjà vaincu deux califes avant vous". Ils ont aussi dit à al-Mu'tasim: "O Commandant des croyants, c'est un égaré, trompeur et incroyant". Et Ahmed d'ajouter: "On m'a ordonné de me tenir debout,  ensuite, on a apporté une chaise pour m'asseoir. Un d'entre eux m'a ordonné de choisir un des deux morceaux de bois, je n'ai pas compris, j'ai eu très mal à mes deux mains. Des flagellateurs arrivent avec eux des fouets. Le premier m'a frappé deux fois avec le fouet,  et à chaque fois al-Mu'tasim lui dit: "Plus fort! Qu'Allah te coupe les mains." Un autre vient pour me frapper deux fois avec le fouet, ainsi de suite. Ils m'ont battu avec des fouets jusqu'à ce que je m'évanouisse  et perde conscience plusieurs fois.    




















Conclusion
La présente recherche a souligné le danger de la manipulation de la religion à des fins politiques et le danger d'une telle manipulation sur la religion elle-même parce que la nature de la religion musulmane est, comme le confirment ses textes, une miséricorde pour l'univers en vertu du verset coranique suivant: "Nous ne t'avons Envoyé qu'en miséricorde pour l'univers." (Sourate les Prophètes, verset 107). Le hadith authentique suivant le confirme également : « Certes je n'ai pas été envoyé comme lanceur d'imprécations, je n'ai été envoyé que comme miséricorde ». De plus, le Coran a interdit aux musulmans de combattre ceux qui ne les combattent pour la religion en vertu du verset suivant : "Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassées de vos demeures. Car Allah aime les équitables." (Sourate l'éprouvée, verset 8).
La recherche a répertorié les graves erreurs commises par ceux qui sont affiliés à l'Islam, et qui, par leur mauvais comportement, ont déformé  l'image de l'islam, et accru ses rancuniers et ses adversaires. 
La recherche a montré que la manipulation de la religion à des fins politiques a porté atteinte la religion elle-même, dans la mesure où on a forgé beaucoup de hadiths et tant cherché les  interprétations erronées des textes religieux.
Il incombe donc aux oulémas sincères de la Oumma de défendre la religion authentique, de montrer la vérité, de révéler le mensonge accolé à la religion en vue de protéger les jeunes de la Oumma.
Il est indispensable de créer un observatoire permanent à travers lequel se coopèrent toutes les instances religieuses en Egypte (Al-Azhar avec tous ses secteurs, Dar al-Iftaa (la Maison des Fatwas) et le ministère des Waqfs). L'objectif en est de répertorier et de  réfuter toutes les idées erronées accolées à la religion. Il me semble que cela vaut mieux que d'échapper à sa réfutation, car nous sommes maintenant dans le monde de l'informatique. Les idées que vous voulez dissimuler, d'autres vont les révéler. Donc, il vaut mieux les présenter, les critiquer par les arguments, les preuves, la logique et la persuasion. Il vaudrait mieux également de les publier en plusieurs langues vivantes pour révéler l'image authentique de l'Islam partout dans le monde. 
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